Safe Passage Christmas

I love Christmas carols. Except one.

I’ve always hated “Do they know it’s Christmas.” 

For multiple reasons:

  1. The victims of the Ethiopian famine that inspired the original song were Copts, so they bloody well did know it was Christmas.
  2. No, there wasn’t snow. But having never seen snow, why would the Ethiopians think of that as any great loss?
  3. Generalizing Africa, home of two of the world’s great river systems and some of the world’s densest jungle, as a place where nothing ever grows and no rain or river flows, is offensive to geography
  4. Generalizing it as “a world of dread and fear” is kind of omitting the fact that normal life is possible in Africa. People go to school, graduate, get married, have children and generally look for any excuse to squeeze joy out of an often admittedly desperate world. One thing they don’t need outsiders for, is to learn how to find happiness.
  5. Saying a prayer doesn’t put a meal on the plates of a single family. Neither does liking a tweet. Doing something to put your own mind at ease and doing something to help people in need are two different things.
  6. No, it isn’t that hard to step back and think for a minute while you’re enjoying Christmas. Not compared to what families at risk of famine have to do to get food, anyway.
  7. And finally…there’s something profoundly disturbing and lacking in empathy about the phrase “Thank God it’s them, instead of you.”

 

As people around the world get ready to celebrate Christmas, my SOS Méditerranée colleagues are still pulling boat after boat, group after group, family after family, refugee after refugee out of the water– at night, in driving rain and with waves twice as high as they were when I was there (follow the link for photos). 

This is the deadliest year on record in the Med– “the worst annual death toll ever seen.”

I’ve attempted to rehabilitate this horrid song in honour of the incredibly brave– or desperate, most often both– men and women who undertake this journey, and find themselves getting crushed under the wheels of society, uniquely because they were born with the wrong passport. Please help us if you can. 
It’s Christmastime,
there’s family and friends in town
At Christmastime,
we turn on the lights and we gather round
And in our world of safety
we can spread a smile of joy
But not all the boys and girls
get Christmastime

So let’s get mad
stand up for the other ones
At Christmastime it’s sad,
but when you’re having fun
There’s a world outside your window,
and it’s a world of fear and scorn
Where the only thing that matters
is the place where you were born
And the Christmas bells that ring there
are the sirens of police
Those with the wrong passport
won’t be released

And there won’t be snow in Libya this Christmastime
The greatest gift they’ll get this year is life (Oooh)
With salt water and bread
A hard floor for a bed
Do they get a Christmastime at all?

And there won’t be snow in Libya this Christmastime
The greatest gift they’ll get this year is life (Oooh)
Fleeing in a rubber boat
They’re lucky if it floats
Do they get a Christmastime at all?
Here’s to you and the gifts under the tree
Here’s to them and the boat upon the sea
Do they get a Christmastime at all?

Let’s get mad
See them safe to Christmastime again

Let’s get mad
See them safe to Christmastime again

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Put Your Coffee Down and Do It

Sharing a fellow blogger’s advice on what to do about Aleppo. Yes, we may not be able to fix everything overnight with a few clicks, but we can help.

dianebakermasonblog

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So. About Aleppo. About the city in Syria. Yes, I know it’s far away; yes, I know we have Christmas and Trump and road tolls to think about here. Yes, I know we’ve been distracted by the shitshow that the United States has become, and that is a big worry. And we have rent to pay, or mortgages, and sick pets, and squabbles with co-workers, and then of course it’s winter and it’s cold again. The nerve of it, getting cold. We have to wear scarves, and stomp our feet to keep them warm as we wait for that stupid bus in the morning rush-hour dawn.

So it’s understandable that we haven’t been paying much attention to Aleppo. Admit it. We haven’t. Trump has had us by the lapels, shouting and spitting in our faces, for months, and he’s a very large distraction. Everywhere we North Americans look, there’s a…

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Père Noël, Père Noël, achète-moi des bébelles…ou pas.

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Père Noël, Père Noël, achète-moi des bébelles,

J’en ai eu, j’en veux plus, traine-les dans la rue…

Les variations de “traine-les dans la rue” sont nombreuses. Commençant avec “sacre-les dans ton cul…”

Là, j’ai un autre: “On peut tous faire mieux.”

On peut faire beaucoup mieux avec notre argent que d’acheter des bébelles. Et si vous pensiez acheter de quoi pour moi, j’ai quelques recommendations.

Si la situation en Syrie, particulièrement à Alep, vous dévaste, soutenez les Casques Blancs (lien en anglais et arabe), ces secouristes syriens qui, après les bombardements, vont chercher des survivants sous les décombres, sans égard à leur secte ou à leur camp.

Si vous ne pouvez plus tolérer les noyades de masse de migrants en mer au large de la Libye– des noyades qui ont lieu quotidiennement parce que certaines personnes sont nées avec les mauvais passeports– soutenez SOS Méditerranée et l’Aquarius, le seul navire dédié aux secours qui va passer l’hiver en Méditerranée. On a eu autant d’opérations de sauvetage au cours des deux dernières semaines que pendant mon séjour de neuf semaines en été.

Si vous voulez soutenir un des derniers médias libres au Burundi pendant ce temps d’incertitude continue, aidez la Radio Isanganiro à atteindre $1000 pour le remplacement des équipements détruits il y a 18 mois pendant la répression qui a suivi la tentative de coup militaire.

Si la liberté d’expression plus près de chez nous vous tient à coeur, appuyez la défense légale de Ricochet contre la poursuite bizarre de Richard Martineau  suite à une caricature (détails dans mon dernier billet).

Si vous voulez montrer votre solidarité avec les personnes LGBT en difficulté, pensez à appuyer 75shots, un projet réalisé par la cinéaste montréalaise Karin Hazé, qui vise à aller dans des pays où l’homosexualité est reprimé officiellement, et à équiper les cinéastes et journalistes LGBT à raconter et humaniser leurs propres histoires avec des films courts. Deux pays de fait, plus de 70 à faire! Encouragez-les avec un “j’aime” si un don n’est pas possible.

Si vous voulez aider les personnes itinérantes ici pendant les grands froids, lisez ceci et, si vous n’êtes pas en mesure de dépenser de l’argent,  voyez si vous ne pouvez pas vous départir de vos vieux bas, manteaux, gants ou sacs à dos.

Finalement, si vous aimez les animaux, mon amie Catherine, une super femme engagée qui milite pour l’intégration des nouveaux arrivants, les droits des Autochtones, la fin de la cruauté envers les animaux et la préservation de l’environnement, fait un appel aux dons pour son chat, atteint du virus de l’immunodéficience féline, qui a besoin d’une opération pour réduire la douleur qu’il a chaque fois qu’il mange. Donnez quelques piastres par Paypal, comme j’ai fait (voir en-dessous), et Catherine (et Monsieur Gilles) vous remercieront!

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Soutenons la liberté d’expression et les voix des jeunes dans les médias!

Hier soir je mangeais avec une amie de l’université. En quelque sorte, elle a le Saint-Graal– un travail de journaliste, temps plein, bien rémunéré, syndiqué, où selon toute évidence les employés sont bien traités et le salaire rentre en temps et lieu. Moi, j’en arrache encore à la pige.

“Mais au moins tu peux faire ce qui est important pour toi !” Édith dit.

Ça, c’est vrai.  Les poètes et militantes du soulèvement burundais, l’intégration des réfugiés syriens par le spectacle, des façons originales de surmonter l’homophobie (lien en anglais), le fait que le Métro de Montréal ne soit pour les personnes à mobilité réduite après 50 ans, la politique provinciale, la situation des femmes autochtones…un hommage à Leonard Cohen (lien en anglais)…un depart en mer…j’ai pu faire tout ça grâce à la flexibilité que le statut de pigiste me donne. Et grâce, bien évidemment, aux médias qui  me paient pour faire mon trip, comme on dit.

L’un de ces médias est Ricochet, un média alternative qui traite des enjeux en profondeur avec un penchant pour la justice sociale (guerrier style), pour le pluralisme, pour l’altermondialisme et pour la promotion des voix de jeunes écrivains.

Je viens d’apprendre que mon principal employeur va être impliqué dans une poursuite au civil. Dans un coin, Ricochet, une des rares voix jeunes et socialement libérales sur le paysage médiatique francophone. Dans l’autre coin, Richard Martineau, chroniqueur pour le Journal de Québec et le Journal de Montréal, porte-parole des mononcs de banlieue dans la cinquantaine, qui se soucie pour les pauvres ‘tits policiers dont les réputations auraient été entachés par les allégations de Val d’Or  (innocents jusqu’au preuve du contraire on est d’accord, mais pensez-vous vraiment que  des femmes portent des accusations d’agression sexuelle rien que pour brasser d’la marde?) qui considère (du moins dans ses écrits, je ne l’ai jamais rencontré) que réfugié musulman = bombe à rétardement et que multiculturalisme = haine de soi, que les milléniaux et les membres de minorités raciales et sexuelles ne sont que des chialeux , que le multiculturalisme est à la racine de tous nos problèmes actuels et que le “vivre-ensemble” n’est pas un idéal autant qu’un rêve éveillé des milléniaux bisounours.

Conversément, dans la foulée des attentats de Charlie Hebdo, il s’est érigé en défenseur farouche de la liberté de la presse et des prises de positions, parfois provocatrices et illustrées d’une façon encore plus provocante, de l’hebdo français.*

Apparemment, ce défenseur du satire ne comprend pas le but du satire quand il en est lui-même le cible. Richard Martineau poursuit Ricochet pour 350 000 $ suite à un chronique “nécrologique” satirique à son sujet.

Oui, d’accord, une nécro pour quelqu’un qui n’est pas mort, c’Est par définition tester les limites du bon goût un peu. Mais se moquer de la mort des intégristes islamistes, et aussi de Michael Jackson, n’était-il pas aussi à la frontière du bon goût? Et ça, apparemment, ç’était ben beau pour Richard Martineau…

Jugez par vous-mêmes! Voici la nécro en question.

Et si vous êtes d’accord qu’on a été très, très sages cette année, mettons un peu de sous dans notre bas de Noël/fonds de défense légale!

Merci beaucoup pour votre défense d’un média indépendant, et du journalisme et d’écriture d’opinion indépendant!

*Il est à noter que je ne mets pas en question le droit de Richard Martineau d’avoir les opinions et de déclamer les propos que j’avais cité ci-dessus. Au contraire! La liberté de la parole est le plus grand avantage de notre démocratie et il en jouit autant que qui que ce soit d’autre! Cependant, je trouve que défendre Charlie Hebdo, et ensuite s’attaquer à un journal qui a dirigé le même genre de satire dans ta direction, c’est d’une hypocrisie sans bornes. L’arroseur, arrosé, n’a que lui-même à blâmer. 

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Envie de partager ce texte

Un des textes les plus émouvants que j’ai jamais lu…la migration, vue à travers les yeux de quatre jeunes qui n’y sont jamais arrivées. Texte original en italien (lien ci-dessous) par le journaliste Michele Farina, traduction en français par Fanny Carrier, une journaliste avec qui j’ai eu l’occasion de travailler sur l’Aquarius. Traduction en anglais à venir.

Kalimera

Michele Farina, journaliste au Corriere della Sera, a imaginé ce dialogue entre quatre jeunes morts en cherchant à atteindre l’Italie. Abraham, 23 ans, est mort en octobre 2013. Amin, 14 ans, en septembre 2014. Raghad, 11 ans, en juillet 2015. Fatim, 19 ans, le mois dernier. Quatre parmi plus de 11.000 pendant cette période. Pas forcément pris au hasard, leurs histoires ont marqué. Ils font partie, avec une poignée d’autres, des fantômes qui m’accompagnent depuis que je suis à Rome. Mais son texte m’a profondément touchée. En voici une traduction en français. Et vous trouverez l’original à ce lien:

http://www.corriere.it/video-articoli/2016/11/21/ciao-mi-chiamavo-raghad-avevo-11-anni-ora-sono-fondo-mare-avete-visto-mio-zainetto/3f19d636-b016-11e6-a471-71884d41097a.shtml

Dialogue marin

Salut, moi je m’appelais Raghad. J’avais 11 ans et j’habitais en Syrie. A Alep. J’ai perdu mon sac à dos. Peut-être que vous l’avez vu ?

Salut Raghad, moi c’était Amin. J’ai vécu 14 ans en Egypte et je n’ai pas eu le temps de voir d’autres…

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Loss, part 3 of 3

Among all the other madness that has happened this week, it was my friend Harold’s birthday. Harold is a singer, and among the many songs in his rich Irish-Quebecer repertoire are many from the great Stan Rogers, who was also gone too soon. There’s one particular cult classic Rogers sang that is particularly appropriate for these times.

I think a listen to The Mary Ellen Carter is in order.

This way for the video

She went down last October in a pouring driving rain.
The skipper, he’d been drinking and the Mate, he felt no pain.
Too close to Three Mile Rock, and she was dealt her mortal blow,
And the Mary Ellen Carter settled low.
There were five of us aboard her when she finally was awash.
We’d worked like hell to save her, all heedless of the cost.
And the groan she gave as she went down, it caused us to proclaim
That the Mary Ellen Carter would rise again.
Well, the owners wrote her off; not a nickel would they spend.
She gave twenty years of service, boys, then met her sorry end.
But insurance paid the loss to them, they let her rest below.
Then they laughed at us and said we had to go.
But we talked of her all winter, some days around the clock,
For she’s worth a quarter million, afloat and at the dock.
And with every jar that hit the bar, we swore we would remain
And make the Mary Ellen Carter rise again.
Rise again, rise again, that her name not be lost
To the knowledge of men.
Those who loved her best and were with her till the end
Will make the Mary Ellen Carter rise again.
All spring, now, we’ve been with her on a barge lent by a friend.
Three dives a day in hard hat suit and twice I’ve had the bends.
Thank God it’s only sixty feet and the currents here are slow
Or I’d never have the strength to go below.
But we’ve patched her rents, stopped her vents, dogged hatch and
porthole down.
Put cables to her, ‘fore and aft and girded her around.
Tomorrow, noon, we hit the air and then take up the strain.
And watch the Mary Ellen Carter Rise Again.
For we couldn’t leave her there, you see, to crumble into scale.
She’d saved our lives so many times, living through the gale
And the laughing, drunken rats who left her to a sorry grave
They won’t be laughing in another day. . .
And you, to whom adversity has dealt the final blow
With smiling bastards lying to you everywhere you go
Turn to, and put out all your strength of arm and heart and brain
And like the Mary Ellen Carter, rise again.
Rise again, rise again – though your heart it be broken
And life about to end
No matter what you’ve lost, be it a home, a love, a friend.
Like the Mary Ellen Carter, rise again.

though your heart it be broken
And life about to end
No matter what you’ve lost, be it a home, a love, a friend.
Like the Mary Ellen Carter, rise again.

Read more:  Rogers Stan – The Mary Ellen Carter Lyrics | MetroLyrics

Read more:  Rogers Stan – The Mary Ellen Carter Lyrics | MetroLyrics

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Loss, Part 2 of 3

2003: I find my mom’s favourite station on her car radio and hear a strange voice, almost a spoken-word voice, singing a poem in a minor key: “Suzanne takes you down to a place near the river, You can hear the boats go by, you can spend the night forever
And you know that she’s half-crazy but that’s why you want to be there…” I listen all the way through, fascinated by the series of rich images. “The sun pours down like honey on our lady of the harbour, and she shows you where to look among the garbage and the flowers…”

“Who is that?” I ask Mom.

2007: The worst summer of my life. Stuck at home after three months of pounding the pavement, having finally given up on finding a job that isn’t a pyramid scheme and doesn’t require above-average fine motor skills. I’m an adult stuck inside the child me that my parents sent off to university the autumn before, and although I’ve tried by all possible means (from negotiation, to running away to Ottawa, to breaking things)  to get them to see that, they refuse to. It’s hot and endless. I download a bunch of old Leonard Cohen songs and listen to them as I pour my teenage musings into the predecessor to this blog. I close my eyes and listen to “Un canadien errant,” its plaintive looping chorus like cold water down my back. I sing along, although I don’t yet speak French.

2009: It’s a frigid January night in St. Petersburg, and I’m on my way home from teaching an under-the-table English class. Although deep down I love the place, I’m more homesick than I ever thought I’d be and I’m beginning to wonder if the whole thing wasn’t a mistake. In the middle of my frigid commute from the end-of-the-line cement block metro station to the massive student apartment complex where they have us crammed five to a room (I find it cozy, but my father calls it the prison), I slip on a frozen puddle and fall right on my tailbone. My iPod, already half fried by one of the innumerable Russian power surges, gives up the ghost. As I catch my breath, I start singing out loud: “The sisters of mercy, they are not departed or gone. they were waiting for me when I thought that I just can’t go on…”

2011: In Montreal for a conference. The following day, my CouchSurfing host, who has to work, drops me off at Jean-Talon market. I’m looking for a daikon radish in a produce store when “Hallelujah” comes on the radio. A tuneful, bee-like noise fizzes up all around me; everyone in the shop, sorting through their cucumbers and eggplants, reflexively singing along. “Your faith was strong but you needed proof, you saw her gazing on the roof, her beauty and the moonlight overthrew ya…”

2015: At a talent show at the Alliance Française in Winnipeg. I have nothing prepared but people are asking me to sing, in front of an audience of mostly French-language learners. I reach back in my memory and find the only French song I know that doesn’t require a chorus.  “Un canadien errant, banni de ses foyers, parcourait, en pleurant, des pays étrangers…” A handful of people, including a friend of mine, close their eyes, and I know I’ve hit home.

2016: At another conference. A news alert flashes across my iPad and I want to stand up and yell “Leonard Cohen’s died!” But everyone has found out anyway. Two minutes after the end of the conference I’m standing with a girl I met a minute before, singing the first part of “Suzanne.” I come home and notice that people are gathering around Cohen’s house in Montreal. I ask around and do a bit of online detective work to find the place, eventually noticing a standing stone with a painted peacock on it in a park behind the house. Parc des Portugais, off of St. Laurent. Half an hour later, I’m there. It’s nearly midnight, but there are close to 100 people. Many put candles, flowers or incense on the front steps. Most have been knocked dizzy first by the election and now this. We hug, cycle through several songs, pass around bottles of cheap red wine and a few joints. But mostly we lean on each other, sharing stories, crying a little, becoming friends and generally allowing ourselves to have a good time. “So long Marianne, it’s time that we began, to laugh and cry and cry and laugh about it all again.”

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