“On vient de la francophonie…”

Salut à tous! Je sais que je blogue moins souvent que d’habitude ces derniers jours, parce que je travaille sur plusieurs dossiers à la fois…

*Le Chronicle-Telegraph
*Xtra Canada (www.xtra.ca ou @DailyXtra)
*Les immigrants de la capitale (mensuel francophone)
*Le monde bouge (tous les dimanches soirs sur 94.3 CHYZ FM Québec ou @MondeBouge)
*Planète sur Canal Savoir (à paraitre)

Vous savez à quel point j’adore le reportage radio. Je commence à penser toujours aux sons en premier, même quand je fais un reportage écrit ou télé.

J’aide un ami de classe, Boris, à faire une émission radio, avec Dio et plusieurs de nos autres amis. C’est une sorte de magazine sur les affaires internationales. Mais il y a une semaine et demie, j’ai eu l’occasion de le faire sur les Jeux de la francophonie. Ce faisant, j’ai découvert un peu de musique haitienne (l’Haiti étant un pays qui me fascine depuis des années, où je vais fort possiblement aller ce Jour de l’an si tout va bien) qui mérite vraiment d’être partagée.

Apparemment le podcast de notre émission a été perdu irrécuperablement par erreur technique. C’est plate mais ça arrive. Alors, je colle le script, qui sera suivi par les deux vidéos…profitez des conteurs d’élite ainsi que de la musique de Jean Jean Roosevelt, un des nouveaux chouchous musicaux de l’équipe Le Monde Bouge!

Conteurs et chanteurs de la francophonie à Nice

Anim : Et maintenant à l’actualité sportive et culturelle avec Ruby Irène Pratka, qui nous donnera une tour des Jeux de la francophonie. Bonjour Irène.
Irène : Bonjour!
Anim : J’avoue que ce n’est pas toutes les semaines qu’on parle des sports ici sur Le Monde Bouge.
Irène : C’est vrai, Boris, mais ce n’est pas toutes les semaines que se déroulent les Jeux de la francophonie. L’Organisation internationale de la francophonie, l’OIF, organise les jeux tous les quatre ans dans l’année qui suit les Olympiques. Cette édition des jeux s’est déroulée en France, au bord de la mer à Nice, avec 57 équipes nationales et plus de 3000 participants.
Anim : Est-ce que c’est comme les Jeux olympiques mais entre les pays francophones? Qu’est-ce qui le rend spécial?
Irène : Ce n’est pas qu’un rassemblement sportif. L’OIF veut que la langue française, je cite, «se mette au service des deux langages universels, le sport et la culture, pour affermir les liens créés par les rencontres. » Par conséquent, il n’y a pas que le sport. Il y a aussi des épreuves pour des danseurs, des jongleurs, des artistes visuels, même les conteurs et les slameurs.
Ca permet aussi à certains pays africains de briller sur une scène internationale, peut-être un peu plus qu’ils auraient pu aux Jeux olympiques. L’OIF tient aussi à ce que les jeux soient un lieu de rencontre pour les pays du Nord et du Sud. Il y a par exemple une division de lutte africaine, qui n’est pas sur le programme olympique, où les tchadiens et les sénégalais ont raflé pas mal de médailles. On a aussi entendu les hymnes nationaux du Burundi et de Djibouti lors des remises des médailles d’or en athlétisme, il s’agit de deux petits pays est-africains qui peinent à se faire reconnaitre sur la scène athlétique internationale et qui n’ont pas beaucoup de ressources pour consacrer au sport. Mais l’athlétisme tourne plus autour d’effort et de talent que des ressources, et la Burundaise Diane Nukuri et le Djiboutien Souleyman Hassan Ayanleh ont concouru avec et battu les meilleurs lors de leurs compétitions de course aux longues distances.
J’ai discuté avec Alain Horutanga, qui a representé le Burundi dans l’épreuve de lecture de nouvelles; il m’a parlé de l’atmosphère très particulière de ces Jeux.
J’ai longtemps condamné cette manifestation. (m’a-t-il dit). J’avais l’impression qu’elle servait à véhiculer la culture française et faire sa gloire comme cela l’a été durant la colonisation. Mais au fil du temps, je me suis rendu compte que l’histoire restera l’histoire. Les jeux sont porteurs de plusieurs images. C’est une Côte d’Ivoire qui te parle sous toutes ses étendues ou un Sénégal qui danse après une victoire d’un lutteur, ce sont des hymnes, des émotions…. C’est toujours important pour un artiste de se voir offrir un tel espace pour assouvir son envie d’étaler son talent.
Anim : Wow, j’aurais aimé y être. Je ne peux pas m’empêcher de demander…y avait-il des québécois?
Irène : Oh ben oui! Ce ne serait pas une grande fête francophone sans québécois, et nos amis de l’Acadie et de l’Ouest aussi. Le Québec et le Nouveau Brunswick ont le droit d’envoyer des équipes individuels. L’équipe qui performe sous la feuille d’érable a des francophones de l’ouest, et des franco-ontariens, par exemple Stéphane Guertin d’Ottawa qui a remporté la médaille d’or parmi les conteurs. Pourrait-on l’écouter?http://www.youtube.com/watch?v=2K9Cap4-N7w
Anim : Un autre Fred Pellerin, peut-être?
Irène : Peut-être.
Anim : Avez-vous un coup de cœur en particulier qu’on devrait entendre?
Irène : Oui, certainement. J’aime particulièrement les chansonniers, parce que la chanson permet tellement de performance, d’expression de soi. J’ai été vraiment contente de voir que les Haitiens, Jean Jean Roosevelt, ont remporté la médaille d’or. Comme nous savons tous, l’Haiti a vécu beaucoup d’instabilité et de malheur ces dernières années, peine toujours à se relever du tremblement de terre de 2010 et ses conséquences. Mais Jean Jean Roosevelt nous a montré que d’un endroit pas toujours heureux, peuvent sortir des rythmes chaleureux et rassembleurs.

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About msmarguerite

Young Quebec City-based freelance journalist. once and future nomad. I blog about life, about travel, about things I notice and every so often about work. I enjoy language learning, singing, swing dancing, skating and...other stuff, sometimes. My heart is somewhere in East Africa, Haiti or Eastern Europe. English, français, русский, malo slovensko, un poco de espanol, um pouco de português ndiga ikirundi, mwen ap aprann kreyòl...
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2 Responses to “On vient de la francophonie…”

  1. Un excellent moment passe avec vous, merci bien pour cette excellente.

  2. Pingback: 2013 in review: Looking back | Ruby Pratka – Year of No Fear

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