Un rencontre inoubliable

Cet article que je viens d’écrire pour le site web de la Radio Isanganiro dit tout…

Chimpanzé : Le cri de cœur de Jane Goodall se fait entendre au Burundi
Par : Rédaction Isanganiro , samedi 20 juillet 2013 à 11 : 30 : 13
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La biologiste britannique de renom, mieux connue pour son travail auprès des chimpanzés sauvages en Tanzanie, s’est rendue à l’Institut Français du Burundi à Bujumbura hier pour encourager des jeunes environnementalistes et lancer un appel passionné pour la préservation des habitats des primats au sud du Burundi et la biodiversité au sens large.

Pendant sa visite de trois jours, Goodall a rendu visite au Parc national de la Kibira à la crête Congo-Nil, où habitent la plupart des 400 chimpanzés du Burundi.

Selon Jean-Claude Nduwayo, ministre du tourisme, il y a des spécialistes sur place en train d’habituer les chimpanzés au contact humain afin d’accueillir davantage de touristes dans la région. Certains étaient formés par Goodall et son institut lors de leur premier séjour au Burundi en 1991.

Elle s’est aussi entretenue avec le Président de la République, une rencontre qu’elle a appelé « favorable. »

La Dr Goodall a travaillé auprès des chimpanzés dans le Parc National de Gombé, aux abords du Lac Tanganyika, depuis 1960. Au cours des décennies, dit-elle, elle a vu les forêts autour du parc se rétrécir, au profit de l’industrie du bois et l’agriculture de subsistance, jusqu’à ce que , dans les années 80, les collines deviennent nues, et que les seules arbres se trouvent dans des vallées « à des pentes tellement ardues que même les cultivateurs les plus désespérés n’auraient pas pu parvenir à y faire pousser de quoi manger. » Pendant la même période, selon elle, la population globale des chimpanzés sauvages est tombée de 1.2 million à 300,000, répandus sur 20 pays africains.

En vivant pendant des années auprès des chimpanzés, Goodall a découvert les « comportements fascinants et complexes » de ces animaux, qui chassent avec des outils, communiquent avec un langage de gestes, adoptent des petits orphelins et font même la guerre entre eux.

« La ligne entre les humains et les animaux n’est pas aussi tranchée qu’on avait pensé, » dit-elle. « Mais l’être humain reste le plus intellectuel des animaux. Les humains ont pu envoyer une fusée sur Mars, et faire en sorte qu’une fois sur place la fusée s’est ouverte, un petit robot avec une camera est sorti et cette camera prend toujours des photos que nous pouvons voir. Les chimpanzés ne feront jamais ça…comment donc se fait-il que l’humain, le plus intellectuel des créatures, détruit sa seule demeure ? »

Jane Goodall, 79 ans, passe sa vie en voyage pour déplorer la déforestation et la chasse aux chimpanzés pour la viande de brousse et le commerce des animaux vivants.

« Pourquoi est-ce que je voyage 300 jours par an ? Pourquoi est-ce que je ne vis pas tranquillement dans ma forêt que j’aime ? Parce que ce sont des choses qui me tiennent éveillée la nuit. »

Elle déplore ce qu’elle nomme les « styles de vie non durables » de certains groupes d’humains qui poussent d’autres à vivre dans la pauvreté et abimer la terre à la recherche d’argent et de nourriture pour vivre. « La Terre peut satisfaire les besoins de tout le monde, mais pas l’avarice de tout le monde, » a-t-elle dit, citant l’activiste indien Mahatma Gandhi.

Mais le Dr Goodall reste optimiste. Elle a noté qu’un « corridor » reboisé entre deux forêts préservés autour du Lac Tanganyika a permis un chimpanzé de quitter un groupe et rejoindre un autre pour la première fois depuis des décennies. Elle est aussi encouragée par des groupes de jeunes environnementalistes qui se sont réunis autour de son institut dans 130 pays, dont le Burundi et la République Démocratique du Congo. Les groupes se nomment Roots and Shoots (racines et pousses) .

« Une petite pousse, tu peux la prendre entre deux doigts et elle a l’air tellement faible, mais des racines qui cherchent de l’eau peuvent traverser des roches, même les briser ou les écarter, » explique-t-elle.

« A mon âge, je prends de l’énergie d’eux partout où je vais. Ce sont des groupes de jeunes qui veulent construire un monde meilleur. Même mes groupes à l’Est du Congo disent, le pays n’est pas dans un bon état, mais nous grandissons, et quand nous serons grands…ça va bien aller. »

Dr Jane Goodall a toujours de l’espoir. Elle remarque que les humains commencent à utiliser leurs cerveaux de la bonne manière.

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About msmarguerite

Young Quebec City-based freelance journalist. once and future nomad. I blog about life, about travel, about things I notice and every so often about work. I enjoy language learning, singing, swing dancing, skating and...other stuff, sometimes. My heart is somewhere in East Africa, Haiti or Eastern Europe. English, français, русский, malo slovensko, un poco de espanol, um pouco de português ndiga ikirundi, mwen ap aprann kreyòl...
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